Chantal Martinez

Doctorante, 70e section (Sciences de l'éducation)

Directeur de thèse : Joël Clanet

Co-directeur : Driss Alaoui

Parcours :

En 1990, après l’obtention d’une maîtrise en Langues (anglais et allemand) Appliquées au commerce, je travaille comme assistante export durant deux ans dans une entreprise du secteur secondaire à Heidelberg (Allemagne).

De septembre 1992 à septembre 1995, je suis enseignante en BTS à Narbonne et formatrice pour adultes à Carcassonne.

D’octobre 1995 à juin 1996, je suis formatrice / coordinatrice au Greta de Mayotte.

Depuis 1996, j’enseigne à La Réunion, dans le premier puis le second degré. En parallèle, j’obtiens une licence en sciences de l’éducation en 1997, une maîtrise en 1999 et un master MEEF mention « Pratiques et Ingénierie de Formation » en 2012.

Je suis doctorante depuis 2012.

Titre de la thèse en cours : Enseigner à La Réunion. Du projet à l’activité en classe


Résumé :

L’école se trouve au centre de vifs débats et enjeux. A travers la loi de refondation du 8 juillet 2013, l’objectif annoncé est l’évolution des pratiques pédagogiques et des contenus d’enseignement au service de la lutte contre les inégalités ainsi que le renforcement de la transmission des valeurs de la République (décret n° 2015-372 du 31-3-2015). La question des pratiques enseignantes et leur évolution renvoie à la notion de développement professionnel des enseignants. Celui-ci peut être envisagé comme la construction et l’évolution des pratiques et des savoirs professionnels, construits à travers la formation ou l’activité et la réflexion sur l’activité, ainsi que la constitution d’une identité professionnelle (Marcel, 2002). Il s’agit ainsi d’un processus articulant la construction et le développement de compétences et de l’identité professionnelle.

Les pratiques professionnelles des enseignants comportent des « invariances » (Pastré, 2007, p.82) mais aussi des variations, tant au niveau inter qu’intra individuel (Bru, 2002). En se fondant sur la théorie sociocognitive de Bandura (2007), les pratiques peuvent être considérées comme résultant de trois pôles en interaction : l’environnement, le comportement et la sociocognition. Ce modèle de « causalité triadique réciproque » nous intéresse particulièrement en ce qu’il conçoit l’individu à la fois comme producteur et produit de son environnement et de son activité.

Nous posons l’hypothèse qu’il existe des différences significatives au niveau du développement professionnel des individus, en lien notamment avec le projet d’insertion professionnelle construit. Certains enseignants ont connu une insertion professionnelle antérieure durable, qui comme toute activité professionnelle a laissé des traces.

Qu'en est-il alors des conceptions et des représentations des acteurs dans la mise en chantier d'un projet d'insertion professionnelle en tant qu'enseignant ? Quelles sont les conceptions des futurs enseignants ? Nous adoptons une approche comparative des pratiques enseignantes à travers l’étude de deux sous-populations : les futurs enseignants de première et de deuxième carrière en formation à l’ESPE de La Réunion.

Nous étudierons la sphère sociocognitive en mobilisant la théorie sociocognitive de Bandura (2007) et son concept central d’auto-efficacité, ainsi que la théorie des représentations sociales, plus précisément celle du noyau centralL’école se trouve au centre de vifs débats et enjeux. A travers la loi de refondation du 8 juillet 2013, l’objectif annoncé est l’évolution des pratiques pédagogiques et des contenus d’enseignement au service de la lutte contre les inégalités ainsi que le renforcement de la transmission des valeurs de la République (décret n° 2015-372 du 31-3-2015). La question des pratiques enseignantes et leur évolution renvoie à la notion de développement professionnel des enseignants. Celui-ci peut être envisagé comme la construction et l’évolution des pratiques et des savoirs professionnels, construits à travers la formation ou l’activité et la réflexion sur l’activité, ainsi que la constitution d’une identité professionnelle (Marcel, 2002). Il s’agit ainsi d’un processus articulant la construction et le développement de compétences et de l’identité professionnelle.

Pour cette recherche, qui porte sur certaines dimensions des pratiques professionnelles des enseignants débutants, dans le premier et le second degré d’enseignement, la visée est double : contribuer à une meilleure connaissance des pratiques investiguées et permettre, au niveau de la formation initiale, une prise en compte accrue des éléments de professionnalisation repérés.


Mots clés : pratiques enseignantes, sentiment d’efficacité personnelle, représentations sociales.