Projet FINAL-EDUC

Finalités éducatives

 

Thème 1 : Plurilinguisme et interculturalité

1A- Interculturalité

1B-Apprentissages en contextes multilingues et éducation au plurilinguisme

 

Présentation du projet FINAL-EDUC

Approche contrastive des finalités de l’école primaire dans différents contextes et analyse des logiques à l’œuvre sous le prisme du paradigme interculturel (sous-thème 1A)

 

Acronyme : FINAL-EDUC

Projet financé : oui

Montant : 30 000 euros (les différents partenaires sont sollicités à hauteur de 3000 euros par équipe).

Projet ayant donné lieu à une convention : en cours de rédaction.

Cadre de l’appel à projets de recherche 

=> Réponse initiale à un appel à projets du Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada (CRSH)

=> Financements par les partenaires du projet + vice-rectorat de Mayotte

Membres Icare impliqués :

Frédéric Tupin ; Liliane Pelletier ; Maryvonne Priolet ; Christine Françoise ; Thierry Gaillat ; Michaël Vauthier ;

Partenariats 

7 entités territoriales sont impliquées dans ce projet de recherche (La Réunion - Mayotte - La Guadeloupe - La France hexagonale - La Roumanie - La Turquie - Le Québec)

=> Laboratoire ICARE – Université de La Réunion (référent F. Tupin)

Centre Universitaire de Formation et de Recherche de Mayotte (référents Aurélien Siri et Maryvonne Priolet)

CREFF-EA 4538 – Université des Antilles (référent Antoine Delcroix)

CEREP- EA 4692 – Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) (référent Thierry Philippot)

CSUD, Universitatea Ştefan Cel Mare, Suceava, Roumanie (référente Rodica Nagy)

Faculté d’éducation - Université d’Anadolu, Turquie (référent Oktay Cem Adiguzel)
CREAS – Université de Sherbrooke (référents Fatima Bousadra et Anderson Araújo-Oliveira)

 

Contexte de la recherche 

Les équipes réunies dans ce projet ont participé à des travaux relatifs aux finalités de l’école (Lenoir et al., 2016) en interrogeant les politiques éducatives et leurs perceptions sous l’éclairage des concepts d’instruction et de socialisation (Lenoir & Tupin (dir.), 2012 ;   Lenoir & Tupin (dir.), 2013). La réponse à un appel d’offre du CRSH a conduit à construire un vaste programme d’enquêtes à mener auprès de différents catégories d’acteurs (responsables politiques et administratifs ; organisations économiques, syndicales, culturelles, sociales et cultuelles ;  enseignants et institutions formant les enseignants ; usagers et représentants des usagers : parents, associations et « grand public » ; …) agissant au sein d’entités territoriales dont les particularités contextuelles sont interrogées. Il s’agit ici de mener ces enquêtes à terme dans les 7 entités territoriales concernées, d’interroger ce qui différencie ces dernières sur les plans politiques, curriculaires, sociologiques, pédagogiques et didactiques, … ; d’établir une cartographie des finalités qu’elles partagent ou qui les opposent (entre permanences et singularités) et, au-delà de la démarche d’éducation comparée entreprise, d’analyser ce qui relève de contrastes culturels que le paradigme interculturel critique est en mesure d’éclairer.

 

Cadre théorique

L’entrée première est sociologique. Elle s’inscrit dans la théorie de la structuration d’A. Giddens (1987) qui sert de cadre général à l’analyse. L’approche contrastive est adossée à la mobilisation d’apports théoriques relevant de l’éducation comparée et notamment aux travaux de J. Schriewer (2004) soutenant, au plan des choix en matière de politiques éducatives, l'existence d'un double mouvement « entre processus d'intégration supranationale et diversification sub-nationale ». Au-delà de cette architecture qui garantit la cohérence de cette recherche, des travaux relatifs aux différentes dimensions analysées sont également convoqués dans les champs pédagogiques, didactiques, sociolinguistiques … Enfin, l’analyse interculturelle qui constitue le point d’horizon de cette recherche s’inscrira dans le paradigme de l’interculturel critique (Alaoui (coord.) 2010 ; Alaoui, 2014).

 

Problématisation et hypothèses 

Dans la quotidienneté de nos terrains d’enquêtes, pourtant divers, on constate l’existence d’un dénominateur commun qui relève du « conflit d’intérêts ».

Qu’ils émanent des institutions, des cadres éducatifs, des enseignants ou encore des familles, les attendus et finalités de l’école viennent se télescoper autour des projets que nourrissent, de façons croisées, les usagers de l’école et les pouvoirs publics. Si les transferts de modèles éducatifs s’actualisent avec une prédominance des matrices des « pays du Nord », les diversités vont en se densifiant sous l’effet convergent de plusieurs phénomènes liés aux « mobilités » (dans toutes leurs déclinaisons) dans un espace mondialisé.

Pris aux pièges de la pluralité croissante de nos sociétés, de la diversité des instances de socialisation et de la multiplicité des canaux d’accès aux savoirs, les systèmes éducatifs et ceux qui les incarnent, les enseignants - concurrencés de toutes parts, envahis par des demandes fragmentées, opposées, et assignés à une culture du résultat - sont positivement condamnés à réinventer de nouvelles configurations éducatives aptes à concilier diversité et vivre ensemble, accès aux savoirs et réflexivité, quête de reconnaissance et équilibres collectifs, uniformisation et indigénisation de la forme scolaire, patrimonialisation et globalisation, épanouissement individuel et règles communes, reconnaissance et solidarité,… En bref, à re-conjuguer de façon harmonieuse instruction et socialisation.

 

Méthodologie et perspectives d’analyse 

  • Procéder à une analyse critique de la documentation actuelle, scientifique, gouvernementale et de vulgarisation, relative à la question des finalités éducatives portées par les systèmes et sub-systèmes éducatifs concernés.

  • Caractériser les dimensions socio-historiques et socio-éducatives des contextes territoriaux concernés.

  • Dégager les conceptions des finalités chez différentes catégories d'acteurs sociaux identifiés sous forme d’enquêtes quantitatives et qualitatives : responsables politiques et administratifs ; organisations économiques, syndicales, culturelles, sociales et cultuelles ; enseignants et institutions formant les enseignants ; usagers et représentants des usagers : parents, associations et « grand public » ; …

  • Analyser de façon contrastive les éléments recueillis par les enquêtes précitées.

  • Interroger les frontières culturelles et l’hétérogénéité intra et inter-systèmes.  

 

Terrains investigués 

Les systèmes éducatifs et les environnements des 7 entités territoriales concernées : La Réunion - Mayotte - La Guadeloupe - La France hexagonale - La Roumanie - La Turquie - Le Québec.

 

Résultats attendus / Retombées

  • Rapports d’étapes.

  • Organisation d’un symposium dans un congrès international en Education (AMSE).

  • Publication d’un ouvrage collectif.

  • ACL et participations à colloques.

 

Perspectives de valorisation

Mise à disposition des intéressés des données et des résultats produits par la recherche (ateliers, conférences, interventions, communications...).

Apports dans le cadre de la formation des enseignants et de la formation de formateurs.

Publication d’un « outil » d’aide à l’orientation des politiques éducatives.